Terroir et typicité des Latricières-Chambertin

Le sol ici se déploie sur une bande de terre étroite et de très faible profondeur. Il est situé sur le prolongement sud du Chambertin dont il est séparé pour un tout petit chemin.

Cette parcelle est dans le prolongement de la Combe Grisard. Sa partie haute est assez proche, de par son orientation et sa constitution, du Chambertin qui le borde au septentrion. Un côteau légèrement incliné vers l’est est composé de calcaire oolithique.

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Dans sa partie basse, elle s'apparente au terroir de la Chapelle-Chambertin avec l'apparition d'affleurements de roches dures en surface. Le sol est alors plus mince, caillouteux et très exigent pour les ceps qui y sont plantés.


Les sols sont sur des calcaires néolithiques quand on est dans le quart et le tiers de la hauteur du climat, comme dans le Chambertin qui les prolonge au nord.

Le sous-sol, en haut comme en bas, est plus dur qu’en Chambertin, avec une pente et un drainage un peu différents. Le micro-climat subit une petite influence froide dans la partie haute de la parcelle, provenant de la Combe Grisard.

Marqué par la fraîcheur des vents de cette combe, le Latricières est un peu plus tardif que ses pairs, ce qui lui procure sans doute une finesse unique de constitution.

Ce cru a longtemps été confondu avec son voisin le Chambertin et était vendu comme tel jusqu’au milieu du XIXème siècle.

Notre vigne, dont l'âge moyen est de 55 ans (elle fut plantée en 1934 et 1957), est plantée en Pinot Noir fin et la densité de plantation est de 12 500 plants/ha.

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Latricières
Le Latricières, tout comme le Chambertin, mêle la grâce à la vigueur, associe la force à la délicatesse, exhale un bouquet à la complexité inouïe.

Les saveurs sont remarquablement bien équilibrées, avec une balance tanin-acidité de grande tenue alliée à un moelleux plus discret qu’en Chambertin. C’est un grand cru très racé, plus en longueur qu’en concentration, avec un bouquet évoquant souvent des arômes de sous-bois humide, merise, cerise sauvage, ronce...

Comme le Chambertin, il lui faut du temps pour s’assagir et accéder à cette sensation de velours exquise qui tapisse si harmonieusement nos papilles.

« Au delà du Chambertin, les Latricières restent dignes, par leur exquise finesse de continuer directement le Chambertin, voire le terminer » reconnaît Gaston Roupnel.